La Charité en action

jeudi 25 mars 2021

"Qu’est-ce que l’homme
pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme,
que tu en prennes souci ?"
(Ps 8)

Chaque jeudi de Carême,
un de nos diacres nous aide
à mettre en actes la notion de Charité.

Aujourd’hui, jeudi 25 mars, Pascal Vally nous invite, à l’image du successeur de Pierre, à vivre la charité à la manière du Christ : la charité se réjouit de voir grandir l’autre.


Jeudi 18 mars, nous vous proposons de méditer la prière de Saint Vincent de Paul (1581-1660) qui fut prêtre, apôtre et témoin de la charité du Christ.


« Regardons le Fils de Dieu… Oh ! Quel Cœur de charité ! Quelle Flamme d’amour !
Mon Jésus, dites-nous, Vous, un peu, s’il Vous plaît, qui Vous a tiré du ciel pour venir souffrir la malédiction de la terre, tant de persécutions et de tourments que Vous y avez reçus.
Ô Sauveur ! Ô source de l’amour humilié jusqu’à nous et jusqu’à un supplice infâme, qui en cela a plus aimé le prochain que Vous-mêmes ?
Vous êtes venu Vous exposer à toutes nos misères, prendre la forme de pécheur, mener une vie souffrante et souffrir une mort honteuse pour nous ; y a-t-il un Amour pareil ?
Mais qui pourrait aimer d’une manière tant suréminente ? Il n’y a que notre Seigneur qui soit si épris de l’amour des créatures que de quitter le trône de son Père pour venir prendre un corps sujet aux infirmités. Et pourquoi ? Pour établir entre nous par Son exemple et Sa parole la charité du prochain. C’est cet Amour qui l’a crucifié et qui a fait cette production admirable de notre rédemption.
Ô Messieurs, si nous avions un peu de cet amour, demeurerions-nous les bras croisés ? Ceux que nous pourrions assister les laisserions-nous périr ? Oh ! Non, la Charité ne peut demeurer oisive ; Elle nous applique au salut et à la consolation des autres.
Ainsi soit-il. »

La société Saint Vincent de Paul du Mans a sa conférence sur notre ensemble paroissial au 18 rue Ducré. Guillaume Bourgeois en est le diacre accompagnateur.


Jeudi 11 mars, c’est Dominique Pierre qui a mis en images et en musique cette phrase du Psaume 8 "Qu’est-ce que l’Homme pour que tu penses à lui ?"


Jeudi 4 mars, c’est Jean-Marie François qui nous fait part de sa réflexion :

En ce temps de carême, où nous sommes invités à réfléchir sur ‘‘l’Homme’’, je dirais dans toutes ses dimensions, et à porter un regard sur ce qui constitue sa vie, son environnement, son respect, etc., en reprenant le verset 05 du psaume 8
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?
j’ai basé ma réflexion à partir d’un extrait du Kyrie de la Messe de St François-Xavier :

Pardonne-moi Seigneur, je n’ai pas su aimer,
Pardonne-moi Seigneur je me suis dérobé !
Je ne suis pas resté le gardien de mon frère,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Solidarité

RÉFLEXION
Pour moi, en effet le respect de l’homme, l’amour des autres ne peut passer que par le pardon, c’est-à-dire être en paix avec l’autre.
Mais que veut dire pardonner ? Je pense qu’il est inutile de dire : ‘Pardon mon Dieu’’, si nous ne pardonnons pas nous-mêmes avant, aux personnes que nous avons blessées.
Alors durant ce Carême, comment nous sentons-nous interpellés par le pardon ? Voila la question posée, comment y répondre avec la vie que nous menons, la pandémie, l’isolement, le temps d’hiver ?
Par mon ordination diaconale, la mission qui m’est confiée se situe auprès des personnes seules, des malades, des plus âgés, des plus fragiles et plus spécialement des résidents de la Maison de retraite de Beaulieu. Cette vie d’attention plus particulière à ces personnes m’amène à vous livrer mon ressenti.
Aimer et Pardonner
La solitude, l’isolement dans leur chambre respective, la prise de repas dans ces mêmes chambres, l’arrêt des célébrations eucharistiques, la suspension des visites même d’une manière ponctuelle sur rendez-vous dans un lieu adapté, tant d’éléments qui usent, fatiguent, provoquent le courroux, parfois même la révolte intérieure. Quel est le lien avec le pardon me direz-vous ? Et bien tout simplement en essayant de changer notre regard sur la situation actuelle, penser aux résidents, mais aussi au personnel à qui il est beaucoup demandé.
En reprenant ces quatre phrases de ce psaume je les résume à ma manière :
Pour être le gardien de mon frère, c’est-à-dire proche des autres, Seigneur purifie moi, aide moi à ne pas me dérober à l’attente des autres, et aide moi à aimer.
Sans discourir, soyons concrets, et comment apporter le pardon autour de nous ?
Plusieurs idées me viennent à l’esprit car pardonner est un mot ‘’fort’’ et peut-être que déjà ‘’s’excuser et faire’’ serait mieux adapté. Par exemple :
- Passer un appel téléphonique à une personne avec laquelle nous n’avons pas forcément des contacts réguliers,
- Rencontrer une personne seule, chez elle que nous n’allons jamais voir,
- S’informer auprès des EHPAD des personnes qui n’ont plus de visite à qui nous pourrions envoyer une carte,
- S’efforcer de prendre contact avec des personnes avec lesquelles nous n’avons pas spécialement d’affinités.
Ces propositions s’appuyant sur notre identité de chrétiens, cela peut-être l’opportunité d’exprimer à ces personnes, que le Carême est précisément pour nous un appel à nous ouvrir aux autres, d’aller vers eux, en leur demandant de nous pardonner de ne pas leur être attentif d’une manière habituelle.
Profitons de ce temps de Carême pour être plus proche des autres, et demandons à être purifié et à aimer.

Jean-Marie - Diacre (février 2021)


Jeudi 25 février 2021, c’est Guillaume Bourgeois qui nous fait part de sa réflexion :

Pour moi, Mère Térésa, Sainte Mère Térésa, a toujours été un exemple à suivre.

En ce temps de Carême, en chemin vers Pâques, je vous offre de partager ce montage sur « ce petit bout de bonne femme », cette Sainte, qui a tout donné au service du plus pauvre.

Ce montage date un peu, mais il est d’une réalité même aujourd’hui. (Laissez le montage se poursuivre aux passages d’une musique à l’autre.)

La pauvreté n’a pas d’âge, ni d’époque.
La pauvreté, la misère, la guerre, existeront toujours, pour le plus grand malheur de notre humanité.
Dieu s’est fait homme en Jésus pour servir, et non pas pour être servi.
Dieu s’est fait homme en Jésus, pour nous montrer le chemin du service, pour nous apprendre à voir là où il nous attend, chacune et chacun d’entre nous, pour être, à son exemple, à l’exemple des Saints et des Saintes, au service du plus faible.
N’ayons pas peur de le suivre.